En tant qu’artiste peintre, je regarde l’avenir sans crainte prononcée par rapport à l’IA et à son développement rapide. Non par naïveté, mais par conviction profonde.
La récente (et magnifique !) publicité de Noël d’Intermarché vient de nous offrir une démonstration éclatante de ce que le génie humain est inimitable. Face aux vidéos générées par intelligence artificielle de géants comme Coca-Cola ou McDonald’s, critiquées et rejetées par le public, c’est un conte animé entièrement réalisé par des humains qui a touché le cœur de millions de personnes.
Des millions de vues, des louanges du monde entier, une émotion palpable.
Pourquoi un tel succès ? Parce que chaque dessin a été peint par une main humaine. Parce qu’une centaine de personnes y ont mis leur sensibilité, leur expérience, leur humanité pendant un an. Cette différence, le public l’a immédiatement ressentie. Comme il le ressent face à une oeuvre d’art…
L’intelligence artificielle peut reproduire des formes, imiter des styles, générer des images en quelques secondes. Mais elle ne peut pas vivre. Elle ne connaît ni la joie, ni la peine, ni le doute, ni l’émerveillement. Elle n’a jamais contemplé un coucher de soleil avec le cœur serré, jamais pleuré devant la beauté d’un instant fugace ou dans la perte d’un animal, jamais tremblé d’excitation ou d’appréhension en posant le premier coup de pinceau sur une toile vierge. Elle n’a jamais expérimenté l’amour d’un humain ou d’un animal. Elle ne vit pas.
D’ailleurs, je ne peux que vous conseiller de discuter avec une IA elle-même de ses propres limites : c’est édifiant… Car jamais l’IA ne saura se connecter à une âme, encore moins la rendre sur une toile.
Et ça, ça me rend vraiment confiante pour l’avenir…
